absence de prise en charge éducative

Nassim Saïd

Le peuple amazigh de Tunisie : sacrifié pour/par la démocratie ?

La discussion autour de la nouvelle Constitution tunisienne, prisonnière de la dichotomie conservatisme-modernisme, a occulté totalement la question des droits du peuple amazigh de Tunisie ; peuple autochtone aujourd'hui minoritaire, pour avoir subi de multiples politiques de répression, de dépersonnalisation et d’assimilation, en violation manifeste de toutes les règles du droit international.

La Tunisie s'apprête à se doter, dans les jours à venir, d’une nouvelle Constitution, dont on vante, en Occident notamment, les mérites d'un texte fondamental moderne et sans précédent dans les Etats « arabes ». Il est, donc, légitime de se demander en quoi ce texte, qui fait l'objet de tant d'éloges, est si moderne et respectueux des droits de l'homme à la lumière du droit international ? Où réside l'originalité d'un texte, qui selon ses rédacteurs, fera « figure de proue » parmi les Constitutions des autres Etats nord-africains ?